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More than anything else "Playful Secrets" sounds like it's straight out of Home Alone. Definitely Williams more than Elfman for me.<br><br>This score is one of my favorites from Jablonsky. The retro synths are almost Goldsmith-like in places which is awesome to hear. And it's one of the very few post-Steamboy scores of his that brings back some of that Steamboy adventurous spirit. Would be great to hear him do this sort of thing again one day.Oh... And No Time For Caution was already included on the Illuminated Star Edition (hidden track on CD2)... Sad...well that's disappointing -.-Just checked the Amazon page and the track listing is essentially the same as the Illuminated Star Edition (with No Time For Caution and Day One Dark added on)film version of No Time for Caution would be amazing<br><br>Day One Dark in higher quality than 256kbps MP3 would be cool too
Jesus!<br><br>If this is a new precedent for companies to release past (and future) works expanded than sign me up. I love the option of having both a normal OST release and a complete. Saves having to wait for sessions lolOh my god yes "Quantifiable Connection" and "Day One Dark" at last properly released, maybe ?EXPANDED EDITION OUT ON NOVEMBER 13th, 2020!<br><br>"including additional music that was not available on the standard CD and digital releases of the original soundtrack"<br><br>https://filmmusicreporter. com/2020/09/23/watertower-music-to-release-interstellar-expa nded-edition-soundtrack-album/As it was written for the movieThis mean the recording sessions?
First Jedi Fallen Order, now Solo? I love this news! And I get the distinct feeling both releases are being used to determine interest in further Star Wars expanded score releases further down the line! Only real bummer is no CD to go on the shelf, but I'll take this any way it comes!He's just posted in his Instagram story that in 9 days he has more interesting stuff coming.<br><br>Very curiousFantastic! Looking forward to that variation on Duel of the Fates! Now the only complete Powell collection I'm looking for is HTTYD 3.It's coming in November!!! This is so cool!!Not referring you, super
EXPANDED RELEASE SON!!!!!!!!!! LET'S GO!You mean that's GREAT news !Now that’s good news!I hear Harry Potter in tracks like "Playful Secrets" and "Labyrinths & Humps". <br><br>Yes i realize Elfman has had similar sounds to those tracks too, but i think Steve is at the very least trying to homage Harry Potter in a few sections. <br><br>And personally I think the main theme is the most Pirates-like, but that's why i said there's still Zimmer influence, (yes i know a few tracks sound like King Arthur too), but it's not overwhelming for the most part.Solo: A Star Wars Story (The Deluxe Edition)<br><br>Coming soon to digital exclusive streaming: over 2 hours of original/unedited music from Solo: A Star Wars Story [as written for the film]<br><br>All cues + the original unedited version of the end credits suite!
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Making of du Making Of
La révelation !
Par Nicolas CABARROU


15 ans après avoir fondé le site Hans-ZIMMER.com au lendemain du concert à Gand en 2000, j'ai eu enfin l'opportunité d'assister au travail en amont d'une oeuvre dont tout le monde se souviendra longtemps. Les concerts londoniens « Hans ZIMMER REVEALED & friends » d'octobre 2014. En effet, l'équipe élargie du site internet a assisté à la naissance de cet événement, présente sur les lieues depuis le 22 septembre dernier avec autorisation exceptionnelle de filmer la genèse d'un des points culminants de la carrière du compositeur.


  Tout commence au Studio John Henry non loin du quartier de Camden à Londres. Un endroit où se sont succédés les enregistrements des stars musicales de ces 40 dernières années. Les nombreuses photos dédicacées accrochées sur les murs du studio sont là pour en témoigner... La rue très sobre, jalonnée d'entrepôts, ne laisse aucunement présager du fait qu'un des plus grands compositeurs y viendra tous les matins durant deux semaines et demi. Londres est décidément pleine de surprises.





Du point de vue du passionné que je suis, il va falloir la jouer finement. « Fan » est un mot à consonance péjorative qui ne me définit plus depuis longtemps. J'ai dépassé la recherche de la photo avec Hans, j'ai également dépassé celui de l'autographe. Ce qui m'intéresse, c'est lui montrer que mon site peut être un partenaire sur lequel il peut compter, et qu'à la performance technique de ce dernier, nous pouvons allier la performance visuelle d'un reportage qui privilégiera ce que le passionné a réellement envie de voir ! Le « behind the scene » que personne d'autres que nous ne pourra faire.

  La nuit est déjà bien avancée, il est 3h du matin et dans 6 heures, je vais enfin le rencontrer pour la première fois depuis 3 ans. Tellement de choses à lui dire, les phrases se forment dans ma tête de français, mon anglais est fluide, la grammaire et le vocabulaire se mettent en place à merveille, l'excitation monte ; avec un tel bagout, Hans arrêtera sans doute les répétitions pour boire mes paroles et échanger quelques points de vue sur ces scores les plus inconnus avec moi. Mais je ne suis pas là pour ça, j'ai un rôle à jouer et devrai de moi-même imposer à ce dernier de retourner travailler sous peine de ne pas être prêt pour le jour J... Retour à la réalité de ma chambre obscure, il est maintenant 4h du matin...

  Ca y est, la nuit a été courte, je me dirige maintenant vers le studio. L'estomac noué comme si j'allais chez le dentiste et que celui-ci m'avait promis l'extraction difficile de 2 dents de sagesse. C'est idiot, mais n'empêche, c'est incontrôlable. Je collectionne toutes les musiques de Zimmer depuis 1993 sans même attendre que le film soit sorti, le nouveau réalisateur de documentaire que je suis doit être crédible et faire ses preuves. A ce sujet, ma caméra 3D étant tombée en panne 1 semaine avant le début des répétition, je n'ai avec moi que ma caméra GoPro ; il faudra compter sur les caméras et le savoir faire de Pierre et de Maxime pour des images léchées... Quant au son, nous avons négocié un branchement direct sur la table de mixage, on devrait avoir quelque chose de correct... Je répète mes phrases en anglais, mais les mots ne viennent plus, la grammaire est affreuse, un peu comme si mon lobe cérébral anglophone rattrapait la nuit durant laquelle il avait été si performant.

  Ça y est, j'y suis. Les membres de Hans-ZIMMER.com qui sont là depuis déjà 2 jours me présentent un paquet de personnes toutes souriantes et heureuses de me voir. J'essaye de retenir les noms, mais entre leur rôle et leur visage, il faut se rendre à l'évidence, au 3ème, je suis largué... Pas grave, le temps devrait m'aider à y voir plus clair ! Cependant, je croise des mines biens connues, celle de Nick Glennie-Smith en tête qui me regarde rapidement et part vite à son pupitre pour se préparer. La salle est assez petite, l'équipe est réduite à une vingtaine de personnes, techniciens compris. Une scène, des instruments, des câbles, le moog, des ordinateurs, et sans doute une bonne dose de savoir faire pour en tirer quelque chose. J'ai hâte !





Et voilà, Hans arrive enfin ; une certaine effervescence se met aussitôt en place. Tous les gens sur son chemin viennent directement lui dire bonjour, les sourires sont de mise et la bonne humeur règne. Vient enfin le moment des grandes présentations. Mon équipe quant-à-elle, est plutôt à l'aise avec cela, alors que moi, reniant les heures de préparation la nuit précédente, marmonne un simple « hi » en tendant une main fébrile et un sourire figé. Hans me dit qu'il me reconnaît et tente un début de dialogue. Mais il faut se rendre à l'évidence ; mon oreille made in France refuse de décomposer les sons que j'entends en des mots compréhensibles. Un sourire me tirera d'affaire cette fois-ci, mais quid des prochaines 48h ? N'y pensons pas, on verra ça plus tard...

  Hans s'installe à ses synthétiseurs, il donne quelques consignes. Des écrans répartis un peu partout dans le studio permettent de visualiser le décompte des mesures ainsi que leur rythme d'exécution. Le bip du métronome se met en place et emplit la salle de façon entêtante, un bip qui sera encore présent au concert dans l'oreillette des musiciens ; et les doigts commencent à s'agiter sur le clavier. Le résultat est tout de suite impressionnant, car les ordinateurs génèrent les partitions des artistes non présents. Lebo M et Lisa Gerrard sont virtuellement avec nous, dans la pièce. Le maître des lieues remue la tête au rythme de la musique, et tout en continuant à jouer, il regarde le staff technique, se retourne vers un membre de son équipe en souriant puis revient à son exécution du morceau. Il ferme les yeux, ressent la profondeur de sa musique en levant la tête ; quelques ratés d'exécutions, quelques fausses notes, parfois la main est perdue alors que le morceaux poursuit inexorablement son déroulement, mais ce n'est pas grave, il rattrape le train plus loin, et puis surtout, il reste encore plus de 2 semaines avant le premier concert... Combien de personnes aimeraient être ici, en ce moment même ? Je n'ose l'imaginer. J'ai conscience d'être privilégié, et cette sensation ne me lâchera jamais durant ces 2,5 semaines.
« Un grand merci à toi Hans, qui a permit cela et qui nous a fait confiance pour produire ce making of ! » Ça c'est ce qu'il faut absolument que je lui dise, et je commence déjà à réfléchir à la traduction anglaise...

Avec le temps, je me sens plus à l'aise, les sourires gênés font place au regards de collègues de bureau. Chacun est là pour faire son boulot ! Ma caméra gopro se faufile dans des endroits qui donneront un angle de prise de vues jamais osé avant. Hans sait bien que je m'approche toujours plus prés de lui, mais, tout en continuant à jouer, il fait mine de ne pas me voir. Après tout, il nous a voulu, il nous assume, même si dans sa tête, ça doit parfois se dire : « mais pourquoi leur ai-je donné mon accord ? ». Mon espace s'élargit, je me permets maintenant de me promener dans le studio pendant que les musiciens exécutent leurs partitions. Je tombe sur des objets collectors qui feraient le bonheur de nombreux connaisseurs : Des partitions complêtes pour orchestre de chaque morceau qui sera joué pendant le concert, et qui attendent d'être distribuées à chacun le moment venu. Je vois le planning complet du concert. Ça me plaît, il couvre toute la carrière de Hans, mais n'empêche... Je me prends à rêver de gagner au loto et de produire à mon tour un concert « only for the fans », où on retrouverait The Power Of One, Backdraft, Beyond Rangoon, The Prince Of Egypt, The House Of The Spirit, Fools Of Fortune ou bien Black Hawk Down, et pourquoi pas un petit Tears Of The Sun...
Note pour plus tard : Penser à jouer à l'euromillion en rentrant en France !





Les pauses s'enchaînent qui sont autant de moments de rencontrer tous ces grands musiciens. Certains sont plus ouverts que d'autres et ça permet un contact plus facile. Le premier contact commence toujours par « Désolé mais mon anglais est réellement mauvais », passage humiliant qui permet cependant de susciter une sorte de compassion de la plupart de mes interlocuteurs. Hans étant la plupart du temps très entouré et très occupé, je me dirige instinctivement vers les gens plus disponibles et qui semble avoir une véritable curiosité quant-à ma présence ici. Au premier rang desquels Mary Scully, une contrebassiste survoltée et super-enjouée, Nick Glennie-Smith et Richard Harvey dont la gentillesse et les efforts qu'ils font pour me comprendre stimulent cette zone anglophone de mon cerveau qui n'arrive décidément pas à sortir de son coma. J'aperçois Hans, je lui glisse des réactions sommaires et facile à dire ;
« it's a lot of work ! » : wouaouh, je crois que c'était pertinent ça nico...
« Behind the great work, i really like the good vibes in your team ! »...
Hans toujours gentil me sourit et tente une réponse à laquelle je ne comprends pas tout. Là dessus, mon célèbre sourire inventé le matin même vient ponctuer ce dialogue qui ne devrait pas, sauf surprise, révolutionner la critique musicale. De toute façon, Hans est vraiment assailli dés qu'il a 10 secondes, et nous respectons les moments de détentes qu'il choisit avec tel ou tel musicien. Nous sommes déjà contents de pouvoir nous faufiler ici durant un tel moment, ne soyons pas plus royaliste que le roi. Tout-à-coup, un attroupement : Mark Brickman, le responsable des effets de lumières durant le concert et ayant oeuvré notamment sur des concerts de Pink Floyd vient de monter sur scène et montre sur son ordinateur portable la simulation des jeux de lumières qu'il a designés pour certains morceaux. Hans & ses musiciens sont attentifs, silencieux, puis laissent éclater leur satisfaction. Ils ont hâte d'y être.





Bon fini les plans vus et revus, les morceaux s'enchaînent et ma caméra gopro commence à avoir essuyé tous les supports les plus approximatifs du studio, il est tant de renouveler les angles, de réinventer le genre. Je demande à notre cher David Marcucci (Dave), le tour manager et véritable coordinateur des répétitions qui nous encadre si je peux prendre un trépied qui à priori ne sert à rien dans la salle, ce à quoi j'essuie un « No ! » suffisamment bref pour comprendre qu'insister ne serait pas bienvenu. Coup de chance, mon ami Pierre possède un trépied dont il ne se sert pas, je vais enfin faire des plans bien plus pertinents. Rassuré, je me pose quelques instants et j'observe cette scène magnifique que je n'aurais pas pu imaginer il y a encore quelques semaines. Hans est à 2m de moi et exécute ses plus grandes compositions, son équipe le suit, et tandis que Satnam Ramgotra se déchaine à la perscussion, Nick, Andrew Kawczynski et Steve Mazzaro sont au fond et tapent eux-aussi sur leur clavier. Quels sons en sortent ? Je ne saurais le dire, même en me basant sur le rythme de leur accords. L'harmonie est magique, mais de là à décomposer le travail de chacun, je pense être meilleur en anglais.

Pour décrire ces répétitions, Hans a demandé à Stéphane 'Hybrid' de venir voir « Le Chaos ». Le chaos s'il existe se situe plus dans les petites erreurs des uns et des autres, les petits arrangements à revoir, les mises au points sur les timings. Mais de petites ou de grosses disputes, des problèmes techniques majeurs, des insultes ou des combats à l'arme blanche, il faut se rendre à l'évidence, il n'y en aura pas. L'équipe se connaît, les nouveaux sont intégrés avec bienveillance, les anciens plaisantent entre eux ; l'harmonie règne. Hans fait passer ses messages par de petites réflexions empreinte d'humour, et il n'y a aucun doute que le critère principal en dehors de la compétence qui a réunit cette fine équipe est ... la bonne entente. C'est logique en même temps, comment envisager de passer 2,5 semaines enfermés avec des personnes qu'on a du mal à supporter ?





Vient la pause-déjeuner bien méritée vers 14h. Ayant quitté son ordinateur, Dave a tout organisé après avoir rapidement demandé entre deux morceaux qui voulait manger quoi d'après le menu du jour. Une pile de repas préparés par la cantine du studio attend que chacun sorte de la salle de répètes pour les 30-45mn de relaxation sur la terrasse située à l'étage au-dessus.

C'est une scène banale que de voir quelqu'un manger en plaisantant avec ses amis autour d'une table, c'en est une moins banale quand il s'agit de Hans Zimmer vivant un moment normal ou pour une fois, il n'est pas assis à un piano, tenant une guitare, derrière la vitre d'une salle de mixage ou sur une scène en train d'être récompensé. En même temps, ce moment qualifie bien l'esprit de l'homme qui a choisit cette famille de substitution pour s'entourer et qui lui procure la dose de bonne humeur dont il a besoin. Souvenirs de vieux amis sur une soundtrack oubliée, petites histoires et anecdotes sur untel ou untel. Ça parle, ça plaisante... Après avoir demandé l'autorisation à un Hans qui ne nous refuse rien, je m'éclipse et laisse Pierre faire les plans pour le documentaire.

De mon coté, je rends visite à cette chère Jill Streater, qui semble clouée toute la journée sur une chaise devant un ordinateur et une photocopieuse. C'est une véritable perle de gentillesse et de patience, sans enlever le fait que c'est également une véritable musicienne qui corrige instantanément les partitions à la demande de l'équipe musicale et de Hans en particulier. Située dans la salle juste au dessus du studio de répétition, elle reçoit directement un mail avec les corrections à apporter, elle édite, rectifie et ré-imprime les nouvelles partitions et les redistribuent directement. Les anciennes moutures sont aussitôt détruites. Je discute un peu avec elle, elle nous prête son ordinateur pour « vider » nos cartes mémoires saturées. Nous profitons de son immense espace pour l'interviewer ainsi qu'Ann Marie Simpson. Heureusement que pour l'anglais, je peux compter sur le reste de l'équipe ! Le temps à passer ensemble est encore long, beaucoup se plient à nos demandes d'interview avec plaisir, mais Hans toujours pressé nous renvoie régulièrement mais toujours gentiment à un « plus tard » faute de temps dans l'immédiat.
Les répètes reprennent ; toujours aussi passionnantes, toujours aussi pleines d'ampleur, toujours jalonnées de quelques fautes d'exécution, de brainstorming autour d'une façon de jouer telle partie. Nous nous extasions devant les medley qui s'enchaînent, notamment celui du Roi Lion ou enfin, nous avons droit à interprétation du score, contrairement à Gand en 2000 qui avait fait la part belle à « Rythm Of The Pride Land ». Pas une seule fausse note dés la première répétitions, tout le monde semble surpris, sauf pour Hans et Richard pour lesquels ces notes semblent faire partie de leur code génétique. Nous découvrons également une recomposition tout-à-fait enthousiasmante de « Crimson Tide ». Parfois, ces plages musicales laissent place à de longs moments où certains font leur pauses pendant que Steve Mazzaro conseille la bassiste Yolanda Charles sur son exécution d'une partie précise du morceau en cours, que Hans teste sa guitare de longues minutes ou qu'il s'agenouille sous le pupitre pour revoir le branchement de multiples câbles. Dehors, une boite remplie de bonbons et autres sucreries subit une véritable prise d'assaut. On en profite pour recharger les batteries des caméras, discuter avec certains musiciens ou apprendre à cette chère Mary à utiliser la nouvelle machine à café, sans doute une de mes plus belles performances durant ces 2 jours.





L'après-midi se poursuit, et certains musiciens sont soumis à dures épreuves. Un rythme de percussion hallucinant pour Satnam, un slide frénétique d'une 30aine de secondes sur Dark Knight pour Yolanda sur le front de laquelle de grosses gouttes commencent à perler, un rythme d'éxécution endiablé à la guitare pour Guthrie à qui on peut décidément tout demander de jouer et Marie dont on se dit que sa chevelure de tigresse ne doit rien au hasard quand on la voit s'agiter sur son arché, Richard jonglant entre son clavier et ses différentes flûtes, un Nick agonisant suite à une grippe larmes aux yeux et mouchoirs à la main, des paroles imaginaires ou africaines pour Czarina, pendant qu'un certain flegme impassible accompagne l'exécution sans faille de Tristan, Andrew, Franck et Steve et qu'un joli sourire reste invariablement greffé sur le visage de Marie Ann, qu'importe la difficulté de la partition.
Le réalisateur Peter Asher fait une brève apparition pour s'assurer que tout se passe bien. Il s'entretient quelques minutes avec l'équipe musicale, puis disparaît comme il est apparu.

Les heures passent comme des minutes, et on arrive bientôt à 20h30 sans aucune baisse de rythme. C'est là, que les répétitions de Dark Knight commencent (suite de 22 minutes prévue pour le concert). On ne pourra certainement pas tout faire ce soir. Hans décide alors de se lancer dans l'éxecution de « Deshi Basara » (qui signifie « rise up »). Seul au micro, il commence cette partie très particulière de Dark Knight Rises puis s'adonne à des mouvements frénétiques des bras au rythme du « Deshi » ou du « Basara » .
Au début ça va, c'est assez facile ! Puis tout s'accélère, le bras droit commence à se lever à la place du bras gauche, l'erreur se lit sur le visage de Hans qui arrête tout... On reprend durant presque une demi-heure. Il est 21h35 et Dave vient lui rappeler que le studio doit fermer. Encore une fois il reprend, et la journée finit par s'achever. Tout le monde quitte son pupitre, satisfait du travail de la journée ou que celle-ci s'achève, on ne saurait le jurer... Hans dit au revoir à ceux qui se trouvent sur son chemin, puis s'engouffre dans une voiture avec chauffeur qui l'attend. Ce soir, ce n'est pas fini pour lui, il nous a confié plus tôt qu'il devait encore travailler sur « Interstellar ». Pendant que nous commençons à débriefer entre nous de la formidable expérience que nous venons de vivre, et que nous nous cherchons un restaurant dans les parages encore ouvert à 22h, Hans Zimmer devra encore s'acquitter de certaines tâches : après les interprétations de ses anciennes oeuvres, place à l'inspiration et la composition... On comprend mieux que ce dernier arrive vers 11h  le matin ; demain sera encore une grande journée pour lui, car il devra s'envoler pour Krakow dans la soirée après de longues heures de répétitions. Londres s'endort, la voiture de Hans s'éloigne, pendant que plane sur le bord de la route l'ombre du commissaire Gordon, regardant la voiture s'en aller et qu'on entendrait presque déclamer d'un ton solenel : « Because he is the hero that soundtrack deserves, and the hero soundtrack needs right now... ».





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