Ofra HAZA (19 Novembre 1957 - 23 Février 2000)


BIOGRAPHIE
 
Ses 13 derniers jours en soins intensifs furent un drame national en Israël ; alors qu’elle avait pu marcher jusqu’au service de pneumologie, elle tomba rapidement dans un profond coma et chaque changement dans son état fut reporté dans l’heure par les télévisions implantées directement à l’hôpital de Tel-Hashomer. Pendant 13 jours, ses parents et ses 8 frères et sœurs se relayèrent devant les urgences de l’hôpital, et quand ils quittèrent les lieus dans cette sombre nuit du mercredi 23 février 2000, tout le monde comprit que la maladie l’avait emportée, à 42 ans à peine… Le Premier ministre Ehud Barak déclarera qu'elle incarnait la success story israélienne.
A sa demande et à celle de ses parents, la nature de son mal fut très longtemps cachée ; c’est finalement le lundi avant sa mort que Ran REZNICK, correspondant médical pris la parole et brisa le tabou. Ofra était victime du virus du SIDA. Une maladie « honteuse » qu’elle voulut cacher jusqu’au bout, menant seule son combat avec courage, alors que certains regrettèrent plus tard qu'elle n'ait su en parler afin d'aider une partie de la population qui en souffre également. Mais le poids d’une telle révélation en Israël était trop lourd à porter pour l’immense Star qu’elle était, le scandale risquait de l’affaiblir encore plus.
 
Ofra HAZA est née le 19 novembre 1957 à Tel-Aviv, petite dernière d’une famille de 9 enfants. Ses parents avaient dû fuir le Yémen en 1949 afin d'échapper aux persécutions religieuses. Elevée dans les quartiers pauvres, son futur manager Bezadel ALONI l'inscrit à 12 ans dans un théâtre amateur nommé "Hatikva" ; elle y restera 7 ans et y fera ses premiers pas dans la chanson. Adolescente, elle se présente à un concours national de chant et arrive en tête. Elle entre ainsi de plein pied dans les émissions de variétés et fait des apparitions dans des films israéliens. Elle doit alors accomplir son service militaire qui durera 2 ans. Mais elle revient en force et enregistre des albums de musique pop qui furent de véritables best-sellers en Israël. A 19 ans, elle était la première idole féminine, une chanteuse pop dont le hit du moment s'intitulait "The Tart's Song" en 1979. Elle obtient ainsi 16 disques d'or et de platine, remporte l'équivalent israélien du Grammy Award pour meilleure chanteuse féminine en 1980, 1981 et 1986.
Ofra est maintenant une artiste confirmé qui se lance alors dans une carrière solo, et devient une star de la nation arabe tout entière... En 1983, elle se place en deuxième position à l'eurovision avec sa chanson Chai.
 

avec Jacques Chancel
 
Cependant, Ofra Haza fait partie des artistes qui s’éloignent de cette volonté de créer un "son israélien" et préfère puiser du coté de ses origines ethniques, ré-actualisant des chansons que ses parents lui avaient appris. C'est ainsi qu'en 1985, elle sort l'album "50 Gates of Wisdom : Yemenite Songs", une photo d'elle revêtue de parures yéménites sur la couverture. "Je voulais faire un album qui rende mes parents heureux", déclare-t-elle alors. Enorme score des ventes en Israël, la chanson "Im Nin Alu", transposition d'un poème du 16ème siècle du poète Shalom Shabazi en chanson d'amour moderne, dépasse largement les frontières du moyen orient... Mais c'est en 1988 quand les artistes du rap Eric B. & Ramkin samplent la chanson sur leur titre "Paid In Full" que Ofra Haza devient véritablement une artiste internationale. Sa voix est également samplée dans le hit de MARRS "Pump Up The Volume".
Gérant à merveille sa carrière, elle décide alors de traduire "Im Nin Alu" en anglais ("If The Gate Of Heaven Were Locked"), et devient ainsi un phénomène à travers le monde : "Je fus surprise de ce succès ; je me suis sentie heureuse pour moi, mon pays et ma famille. Même si je n'aurai jamais songé à devenir une star internationale..."
 
Elle devient ainsi le fer de lance de la World musique, sortant avec succès son nouvel album, "Shaday" qui se vend à 15 000 exemplaires le jour de sa sortie en Allemagne, 1 million d'exemplaires à travers le monde.
 
Elle tient cependant à garder une vie privée à l'abri du public, et vivra plus tard son mariage avec l'homme d'affaire Doron Ashkenazi dans une discrétion absolue pendant plus de deux ans. Mais le 3 février 1987, elle est propulsée malgré elle sous les projecteurs de la presse quand elle survie miraculeusement au crash d'un petit avion, une date qu'elle célèbrera par la suite comme une deuxième naissance.
 
En 1988, elle entame une tournée aux Etats-Unis. En 1990, elle chante en anglais dans son album "Desert Wind" et en 1992, Lou REED et Iggy POP font une apparition dans l'album "Kirya" qui est nominé pour un Grammy Award dans la catégorie "Wold Beat".
 
En 1994, elle chante à Oslo quand le Premier ministre Yitzhak RABIN, le ministre des affaires étrangères Shimon PERES et le leader palestinien Yasser ARAFAT reçoivent le prix Nobel de la paix en 1994. Elle chantera plus tard pour le concert donné en mémoire de Yitzhak RABIN après son assassinat. S’en suivent quelques années d’accalmie médiatique où elle continue à faire quelques apparitions toujours appréciées…
 

avec Sinead O'Conner pendant le concert du prix Nobel en 1994
 
Après plusieurs bandes originales, dont « La Reine Margot » de Goran BREGOVIC, elle est appelée par Zimmer pour travailler sur «The Prince Of Egypt» en 1997. « C’était son idée de m’attirer sur ce projet, et ce n’a pas été une bataille facile pour lui, mais finalement, ça s’est fait. J’ai donc reçu une K7 démo et décidé que je pouvais le faire. Les enregistrements originaux ont été faits à Los Angeles. La proposition d’enregistrer la chanson en autant de langages est venue soudainement. Je n’étais pas très sûre de moi, mais j’aime ce genre de défis, j’ai donc décidé d’essayer. On m’a donc donné un enregistrement de «Deliver Us» dans 17 langues différentes et j’en ai fait une transcription phonétique de chaque mot. Ce fut une véritable surprise de voir comme cela fut accompli naturellement et aussi rapidement. ».
 

 
Interrogée chez elle alors qu’elle se repassait « deliver us », elle déclare ;
«La première fois que j’ai vu le film, j’ai pleuré, oubliant que je regardais un film d’animation. Quand Yocheved remet Moïse à la rivière, elle ressent de la crainte au fond d’elle-même ; c’est tellement réel. Quand vous écoutez la chanson, il se libère quelque chose d’incroyable que je ne peux vous expliquer. Je peux l’écouter une douzaine de fois, et je ressens encore sa puissance. »
La musique du film doit beaucoup à sa voix qui apparaît aussi dans les pistes « Goodbye Brother », « Cry » et « The Burning Bush ».
 
Elle parlait 5 langues : Hébreux, Anglais, Allemand, Français et Italien, elle n’avait pas d’enfant, mais désirait une famille depuis son mariage 2 ans seulement avant sa mort. Une mort qui nous prive d’une très grande voix à laquelle nous tenions à rendre hommage…
 




Références
 
The Jerusalem Post
The Ofra Haza Video Catalog
Remembering Ofra Haza
Ofra Haza Remembered
Interview
The Dead Musician Directory
Ofra Haza (site en français)
 



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So you have it, OMG?   Or did you just see the eBay listing?   Either way, I want! :o Way to make me jealous... I can't even watch movies that u haven't done the score!<br>You're the greatest. <br>PS: Steve jablonsky true copier of hans zimmer, he doesn't deserve the credit. Very good OST. it matches to the film very well, intensifies the action, suspense... <br>but.. I can´t help.. it reminds me The Bourne Identity. CRUEL... Good

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