Pearl Harbor Anthologie- DVD


4 DVD Zone 2
2002 Buena Vista Home Entertainment

Commentaires de John SCHWARTZMAN (directeur de la photographie), Nigel PHELPS (Chef Décorateur), Michael KAPLAN (chef costumier), Martin LAING (directeur artistique) et Hans ZIMMER

Quel élément pouvait donner de l'intérêt au superbe coffret (il faut bien l'avouer) Pearl Harbor Anthologie, si ce n'est une version commentée du film par le compositeur en personne...
 
Déjà, la position de nom Hans Zimmer, en fin du troisième choix (commentaires de l'équipe technique, il existe aussi les commentaires réalisateur-producteur, et les commentaires des acteurs - ndlr) aurait dû nous interpeller. Mais le visionnage des deux premières heures est désespérant tant le total de son temps de parole frise le néant.
Puis arrive enfin le second DVD ou le morale bien entamé, on réalise qu'il ne reste que 45mn à Zimmer pour se refaire... Et le miracle arrive... De là à dire qu'il s'agit d'une version commentée, ce serait abusif ; non, en fait, il s'agirait plutôt d'une interview d'une dizaine de minutes diluée sur la durée du film, ou le compositeur parle de façon plus ou moins éloignée de son travail, sans aucune relation avec le passage visionné, ce qui est assez frustrant (à l'exception de "Heart Of A Volunteer").
 
Doit-on investir dans Pearl Harbor Anthologie pour si peu ? Franchement, non ! D'abord car la version director's Cut n'offre rien de nouveau sinon quelques lésions hémorragiques salissant l'objectif dans la scène de l'attaque, des cris supplémentaires à l'hôpital à la suite de cette dernière, et de rares scènes coupées sans intérêt majeur pour l'histoire, et un film réparti sur 2 DVD. Ensuite parce que l'explication de la musique reste très superficielle et reprend en partie de nombreux éléments que beaucoup connaissaient.(En exagérant un peu, on presque dire qu'on en apprend plus sur d'autres travaux de Zimmer) Et surtout parce que ces commentaires sont insignifiants fâce aux 2h45 du film.

0h 03mn
“ Jerry est venu me voir, il y a deux ans, avant que le film ait le feu vert, et il m’a montré un animatique, une démo pour la bataille de Pearl Harbor, avec un morceau de musique que j’avais écrit pour autre chose. Et j’ai compris qu’il allait s’aventurer là où personne n’avait été. Ca allait être quelque chose d’extraordinaire, et s’il réussissait... Je lui disais : “ Mon film préféré quand j’étais gosse était The Battle Of Britain et tu as intérêt à faire mieux. ”, car pour les années 60, c’était un film phénoménal, avec de vrais avions. Le sujet des hommes à la guerre, je l’ai déjà traité de diverses manières. Crimson tide, avec les sous-marins, la marine... The Thin Red Line, qui posait des questions très poétiques. J’y reviens toujours, car je continue à me poser ces questions sans trouver de réponses. On ne va pas rentrer dans ces questions, mais je me suis dit que ce serait intéressant d’un point de vue féminin. Car il y a une grande histoire d’amour là-dedans. Et si j’arrive à faire passer une histoire d’amour dans cette bataille, ce sera un bon point de vue. Ne jamais écrire la guerre comme de la musique.

1h 03mn
“ Toute ma bande originale est liée d’une façon ou d’une autre. Il y a le thème de l’amitié entre les deux garçons. Quand l’un d’eux disparaît, je retire une épaisseur de ce thème, et ça devient le thème romantique pour Danny et Evelyn. Ca prend un caractère différent parce qu’un élément est enlevé. Mais les deux accords de base de tout cela deviennent le thème héroïque pour la bataille, etc... Donc c’est ce rapport triangulaire plus une troisième étape. Le triangle est présent dans toute la musique. Ce n’est pas entièrement intellectualisé. En fin de compte, on ne peut écrire qu’avec son cœur. Mais bon, à la fin, on écrit avec son cœur, avec une part d’intellect. J’avais rencontré Michael, mais on n’avait jamais travaillé ensemble. On ne se connaissait pas vraiment, et curieusement, je voulais que ce soit moi qui lui propose mes services. J’ai dit à Jerry : “ On a beaucoup travaillé ensemble, mais laisse-moi lui parler tout seul. Je trouve qu’il a un point de vue, un regard intéressant. ” C’est étrange, parce que j’ai travaillé avec Ridley Scott, qui est peintre. Il entend de la musique en filmant, et je vois des images en composant. Donc je voulais savoir ce qu’il y avait derrière ce regard, car il est étonnant.
Pour Gladiator, je devais trouver de la musique romaine. Là, tout ce qui m’intéressait, c’était ce que ces gens ressentaient. Là, on parle en anglais, ma 1ère langue est l’allemand et j’utilise des expressions assez maladroites. Je peux être plus clair et plus précis en utilisant le langage de la musique. C’est international et il est inutile de traduire. Ça a de gros avantages. Je n’ai pas écrit une B.O. rock’n roll, car ça aurait été trop décalé, mais la musique ne correspond pas exactement à l’époque du film.

2h 14mn
Ils avaient entendu ma B.O. du film A World Apart, et j’ai fait Rain Man. Barry et Diane Levinson avaient entendu cette B.O., mais Jerry Bruckheimer et Don Simpson aussi. Ils voulaient que je fasse la musique de Days Of Thunder. Et Linda, la femme de Jerry adorait Driving Miss Daisy. Et le pauvre Jerry a dû aller voir ce film environ 20 fois. Mais il m’a quand même engagé sur Days Of Thunder. Days Of Thunder, c’était la guerre, c’était une bataille. C’était impossible. Parfois, c’est vraiment difficile. Là, c’était le cas. On a bien failli ne pas y arriver. C’était brutal. Et, pour rester amis malgré ça... C’est le genre de relation qui dure. Je vais vous dire un truc personnel : j’ai fait une crise d’angoisse au milieu de ce film, et quelqu’un a dû dire à Jerry : “ Hans pète les plombs. ”. Jerry est venu dans mon studio et il s’est assis dans un coin. Il ne m’a pas fait l’affront de me dire que j’avais des problèmes, mais il est resté pour s’assurer que j’allais bien. C’est ça un bon producteur.

2h 16mn
Pour Crimson Tide, on a discuté très sérieusement de la direction que j’allais prendre, car j’ai besoin de savoir ça. Et j’exaspère les gens avec ça. On a fini par se disputer. Jerry n’a pas lâché prise, car il savait que j’avais besoin d’être agressif, de trouver la réponse, de lui poser des questions et d’être désagréable. Si j’avais été le producteur, je me serais viré. Mais il ne l’a pas fait car c’était important pour lui. Je l’admire. Il n’a pas viré un type qui était odieux, car il savait que c’était nécessaire.

2h 30mn
Ca va être une expérience. L’une des raisons pour lesquelles... Je me rappelle ce qu’on a fait pour le combat, le lundi, donc en avance, car je veux faire des essais, voir si ça marche. Je veux avoir le luxe de pouvoir rater une ou deux fois, car il faut vraiment peaufiner pour être sûr... Quand on fait une expérience comme celle-ci, on a intérêt à réussir, car, quoi qu’on en dise, et je suis censé être expérimenté, le poids du budget est toujours lourd à porter. Quand on travaille avec des amis, on ne peut pas les décevoir. On peut les décevoir soit en étant trop conformiste et pas assez audacieux, ou alors en étant trop audacieux et de faire un truc qui ne marche pas. Il faut trouver un juste milieu. On fait tout le temps des réunions. Et on discute tous les jours : “ Que penses-tu de ça ? Est-ce que c’est mieux comme ça ? ” Ce sont des conversations sans fin. On participe tous à ce film.

2h 34mn
C’est toujours un combat. Les thèmes de ce film sont extrêmement simples. Et, dans un an, je me dirai : “ C’était pas compliqué ! Pourquoi je travaillais jusqu’à 3 ou 4h du matin ? A me débarrasser de mes notes pour que ce soit plus simple. C’est évident qu’il fallait faire ça. C’est tellement simple ! ” Mais ça prend un temps fou d’être simple ! Là, j’ai l’impression d’avoir dormi une heure et demie cette nuit juste pour l’orchestration. Tout est comme ça et je me l’impose. Je pourrais faire ça plus rapidement, être plus efficace, et me lancer. Mais c’est dans ma nature : j’ai besoin de me torturer et, malheureusement, de torturer tous ceux qui m’entourent.
“ Heart Of A Volunteer ”
Tout le monde dit que c’est spectaculaire, et c’est vrai ! Mais la dernière chose dont Michael ait besoin, c’est d’une musique grandiloquente pour ses images spectaculaires. Je peux donc être discret, précis, et même romantique. C’est super ! Je peux faire du tragique avec une seule note et un seul instrument. Je dispose d’un grand orchestre. Mais, pour le morceau de tout à l’heure, j’ai réduit l’orchestre de moitié, car il valait mieux que ce soit un peu plus intime. Comme quand on vous chuchote à l’oreille, plutôt que de crier. J’ai donc essayé d’apporter quelque chose de personnel. Les plans sont spectaculaires, donc il faut trouver un coté simple, doux et romantique dans tous ces plans. J’ai parfois essayé de confier certains morceaux à d’autres gens pour voir comment ils allaient faire les arrangements. Et tout le temps que j’avais passé à simplifier les choses partait en fumée. Je devais donc tracer les grandes lignes et définir le ton des morceaux. Je voulais un son ample, plutôt que bruyant. Je voulais une musique imposante, qui ait une certaine ampleur, sans qu’elle soit bruyante. Je ne sais pas vraiment... Je n’ai fait que deux semaines de piano. J’entends les choses dans ma tête. Pour travailler, je tâtonne jusqu’à ce que ça sonne comme dans ma tête. Je suis mon instinct. C’est comme ça que je travaille. Jusqu’à ce que ma musique soit l’esprit du film.

English version



 



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ioygoigigfhg SockMonsta: I think it`s a waterphone. HI can anyone tell me what is the intrument used in the soundtrack  528491 at around 2:20 mins into the track?<br>Thank you Where can I find/buy Jablonskys Music for ESPN Sportscentury. "A Great Career" sounds so awesome! Ah, saw your message for now ^^ Now it's start to require password :( (sorry for so many comments in a row, but your radio is realy nice and it's sad what it had ended work for me correctly)

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